Éditorial du Mois

Lire, c’est élire

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Le titre de cet édito pose le décor. Nous allons vous pousser à lire, mais pas n’im-porte quoi… Le verbe lire, en latin (legere), a une particularité amusante, que connais-sent normalement ceux qui débutent en latin. Il peut se traduire par lire, mais aussi par élire, ou encore cueillir, enrouler et traverser la mer ! Voici que la lecture dé-bouche sur toutes sortes d’autres réalités. Elle y mène, ajouterais-je. Elle ouvre l’esprit et l’âme, elle élargit nos connaissances des sciences et du coeur. Elle est essentielle, car elle nous permet de ne pas nous contenter de notre propre expérience et du seul té-moignage oral de ceux que nous connaissons. Elle peut élever notre esprit à la dimen-sion d’un monde, traversant l’espace et le temps.

De même qu’il n’est pas bon de nourrir notre corps de tout ce que nous trouvons – car si nous mangeons de la nourriture avariée, cela donne des indigestions ou pire -, il faut aussi choisir ce que nous lisons, il faut élire. Internet vous suffirait-il, avec la masse de conférences et d’articles disponibles ? permettez-moi d’en rire un peu. La « toile » est un bel outil, mais le risque d’indigestion (mentionné plus haut) est très grand et quasi-inévitable. On peut facilement s’engluer dans cette toile et perdre un temps précieux à nous en dépêtrer.

Passons sur les livres de spiritualité et de doctrine, vous savez à qui demander con-seil. Glissons sur les ouvrages d’histoire, de philosophie, d’art, de politique, de sciences. Nos bibliothèques vous sont ouvertes si besoin. Survolons la littérature de fiction : romans, poésies, bds et autres genres sont toujours bons, si leur lecture élève nos esprits et ennoblit nos sentiments. Arrêtons-nous sur les journaux et les revues.

Leur but est de nous former et de nous informer. A travers le prisme de l’actualité, ces publications tentent de nous aider à mieux comprendre le monde dans lequel Dieu nous a mis. Nous sommes toujours nés à la bonne époque, puisque Dieu nous y a placés. Si l’époque est mauvaise, ne serait-ce pas un peu de notre faute ?

Voici quelques revues catholiques, qu’il me semble important de connaître. Et je vous encourage TRES fortement à vous abonner à certaines. Premier critère de choix : la catholicité de la publication. Nous indiquons des revues dont l’analyse, sur quelque sujet que ce soit, se veut catholique. Faut-il préciser « vraiment catholique » ? Deuxième critère : le caractère suffisamment général des thèmes abordés. L’Agrif, en contre-exemple, publie une très bonne revue, mais « spécialisée ». Troisième critère : la qualité du travail éditorial et sa large diffusion. Il existe de bonnes revues à petit tirage; cependant la valeur de leurs écrits est assez médiocre, ou bien elles ne parviennent pas à atteindre un rayonnement national. Quatrième critère : le rythme de publication (notez que je ne connais pas de quotidien catholique).

Voici nos conclusions.

Comme mensuel ou bimensuel, recommandons très chaleureusement L’homme Nouveau. Il y en aurait d’autres, mais celui-ci est le seul à n’avoir quasi-aucun défaut. La Nef et France catholique ont aussi plusieurs aspects intéressants.

Comme revue trimestrielle, avec des articles plus profonds, citons bien sûr Tu es Petrus et Sedes Sapientiae. Deux revues de formation à mettre entre toutes les mains. Il faut y ajouter Catholica, à conseiller à un public suffisamment averti.

Pour la littérature jeunesse, mes connaissances sont lacunaires. Sous toutes réserves, mentionnons pour les enfants, Tetraslire, Patapon et La malle aux mille trésors ; Actuailes (numérique seulement) pour les adolescents.

Vous savez, chers fidèles, ce qu’il vous reste à faire, si ce n’est déjà fait, pour cette nouvelle année de grâces.

Abbé Thomas Souville, fssp (qui n’engage que lui !)