Éditorial du Mois

Droit à la Vie

Soyons logiques…

Nous nous sommes tous confronté un jour à des personnes, qui sous prétexte de défense du droit des femmes à disposer de leurs corps, ou sous-couvert de plein de bonnes intentions, étaient prêtes à défendre le principe et les conséquences de l’avortement.

C’est un sujet toujours sensible, souvent tabou, qui suscite la nervosité des défenseurs, comme des opposants. Pourtant il est je le crois capital, de disposer dans son arsenal de quelques éléments qui pourront convaincre, sans tendre le débat, à supposer que nous avons affaire à un interlocuteur de bonne foi…

Souvent pleines de préjugés sur la morale de l’Eglise, volontiers taxée d’obscurantiste, en retard sur le monde moderne, les personnes prêtes à défendre ce que les institutions nomment IVG, tenteront de vous mettre dans la case du religieux fanatique ou du « réac »… Procédé simple et rapide de botter en touche, d’abréger la conversation, tout en décrédibilisant l’adversaire. Pour éviter cela servons-nous de la science, et du raisonnement.

Si vous sortez immédiatement votre catéchisme, c’est malheureux, mais cela risque de ne pas passer. Je veux dire par-là qu’au lieu de brandir immédiatement l’étendard de l’autorité de l’Eglise, ce qui est louable, essayons d’abord de donner tous les motifs raisonnables, sur lesquels l’Eglise se repose d’ailleurs, pour promouvoir la défense de la vie de l’enfant à naître.

Voyons deux des principaux arguments qui sont généralement avancés, et tâchons d’y opposer quelques raisonnements.

« C’est mon corps, donc le choix me revient. » : Scientifiquement, c’est une erreur. Le fœtus, il est vrai, est totalement dépendant de la mère qui le porte. La mère en gestation fourni le placenta qui connecte physiquement et biologiquement le fœtus à la paroi utérine. Ce premier environnement est indispensable au développement de la vie dans ses premiers stades. Cependant le corps du fœtus n’est pas le corps de la mère. D’ailleurs il s’agit de deux ADN différents.

«  Dans les premiers stades de la grossesse, ce ne sont que des cellules. » : Tâchons d’être objectifs. S’agit-il d’un être vivant ? Oui. Cet être vivant possède-t-il le patrimoine génétique (génome), d’un humain ? Oui. Comment appelle-t-on un être vivant qui possède le patrimoine génétique d’un être humain ? Un être humain. Peu importe le stade, de quelques semaines de gestation, à 99 ans, nous sommes des êtres vivants qui possédons le patrimoine génétique humain.

Pas simple d’être exhaustif… Cependant si vous souhaitez en savoir plus, si ce combat pour la Vie, vous tient à cœur, cet edito ne vous suffira pas… Il vous faudra songer à vous inscrire à la marche pour la Vie, qui se tiendra à Paris le 20 janvier prochain (bus au départ de Besançon : 07 61 51 24 03). Ou encore rejoindre l’équipe de « SOS futures mamans » (03 81 53 52 04).

« Aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement. Il suffit d’écouter les femmes. C’est toujours un drame. Cela restera toujours un drame. » Simone Veil…

Abbé Bertrand Lacroix