Éditorial du Mois

 

Porniconoclaste

« On asservit plus facilement les peuples avec la pornographie qu’avec des miradors… » A. Soljenitsyne

Internet, smartphones, télévision, affiches publicitaires, journaux, radio, applis, mode vestimentaire… La pornographie, ou tout ce qui y conduit, est omniprésente. Elle accélère dans les âmes qui ne prient pas assez, les âmes usées, fatiguées, blessées, le règne du malin. La pornographie, c’est l’iconographie du démon. L’engrenage est rapide et extrêmement puissant. Une seule chute suffit pour faire un appel d’air fétide, qui provoque chutes et rechutes, toujours plus pesantes, toujours plus désastreuses.

La pornographie détruit la jeunesse, sa capacité à aimer, à s’aimer, à s’émerveiller, à se tourner vers les autres, et à être maître de soi.

La pornographie blesse le mariage, abîme le lien qui unit l’homme à son épouse, provoque à plus ou moins long terme les troubles dans le couple, et la dislocation de la famille.

La pornographie tue. Ce n’est, hélas, pas indiqué, comme sur les paquets de cigarettes. Pourtant elle tue. Elle tue ce flux vital qui nous unit à Dieu que l’on appelle la grâce. Le plus grand de tous nos biens. Notre plus beau titre de gloire.

Notre âme est comme la prunelle de nos yeux : d’une sublime finesse, mais qui la rend délicate et fragile. Pour la préserver, soyons radicaux, usons des grands moyens !

Coupons avec les mauvaises influences du monde. Une coupe franche, et sèche ! L’enjeu est trop important pour que nous jouions avec un feu inextinguible. « Si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le… », nous dit le Seigneur Jésus dans l’évangile (Mt 5,29). Ce n’est pas un appel à l’automutilation, mais un appel à être conséquent, à faire des choix ! Pour être heureux, faisons des choix !

Soyons organisés… Nous ne sommes pas des moines, pourtant notre vie quotidienne a besoin d’être cadrée, planifiée, anticipée. Et le mal que nous voulons dénoncer au moyen de cet édito, s’infiltre souvent par la fissure d’un déséquilibre dans le rythme de vie.

Messes, et confessions régulières. Chapelet, jeûnes et pénitences, lecture, formation, prière du soir et du matin. Sommeil réparateur, saine détente, bons divertissements, et activités physique. Vous pouvez être certains, que plus ces éléments s’inscriront dans un programme concret de vie, pourquoi pas sur papier, moins le père du mensonge parviendra à vous tromper.

Pour être heureux, faisons des choix ! Il vaut mieux passer pour démodé en n’étant pas à la pointe de la technologie cellulaire, en n’ayant pas visionné les dernières tendances de séries télévisées, que de risquer de perdre son âme.

En ce mois du Rosaire, que l’Immaculée soit la reine de nos cœurs !

« Ton cœur est libre, trouve le courage de le suivre… ! » Braveheart

abbé Bertrand Lacroix