Éditorial du Mois

Ouvrez vos yeux de père

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Il n’est pas dans mes habitudes, ni dans les traditions de notre bulletin mensuel de transformer cet éditorial en espace de confidence… Toutefois, en ce mois de décembre où notre communauté sera solennellement consacrée à saint Joseph, père nourricier du Seigneur et protecteur de la sainte Famille, je ne peux oublier tout ce que je dois à cette immense saint de la discrétion et de la confiance.                             

C’est au mois de mars 2014 que remonte mon attachement tout spécial à saint Joseph. Avant cette date, naturellement, je le connaissais déjà pour ce qu’il est dans l’Evangile : l’époux aimant de Notre-Dame, le fidèle ‘lieu-tenant’ de Dieu auprès de ses deux plus grands trésors que sont Jésus et Marie. Je l’ai toutefois découvert en profondeur durant ce mois de mars, qui lui est traditionnellement consacré – mois durant lequel j’ai dangereusement longé le précipice du sur-épuisement… 

Ayant dû quitter momentanément Besançon pour aller me reposer en famille, c’est donc à Fontgombault que j’ai vécu, cette année-là, la fête de saint Joseph… une fête bien inhabituelle, entourée de mes chers parents… mais non de mes chers fidèles. Une fête passée dans une forme de dépouillement et un mois de mars durant lequel la figure de saint Joseph m’est apparue comme un modèle de recueillement dans la prière et de calme dans l’action : une force tranquille qui, à l’écoute de Dieu, va au pas de Dieu, dans la confiance. Tout ce dont j’avais besoin alors… Sept ans après, je n’oublie pas ceux qui dans mon entourage m’ont apporté aide et conseil durant ces moments-charnière de ma vie : saint Joseph, incontestablement, fait partie de ceux-là.

Il n’a pas été difficile, d’ailleurs, d’entretenir à son égard une gratitude fidèle et durable, tant le saint de Nazareth a veillé, ces dernières années, sur la Maison Sainte-Odile, exauçant si souvent les demandes que nous lui formulions dans le «Glorieux saint Joseph » qui, toujours, suit notre dizaine de chapelet communautaire. C’est à lui que nous devons notre présence à la chapelle d’hiver pour les Messes de semaine – à lui que nous devons d’avoir trouvé de nouvelles salles de caté (après la fermeture de la maison paroissiale de la rue Wyrsch)… C’est encore à lui que nous devons – c’est indéniable – notre future implantation de la rue Mégevand, alors que la route était pourtant jonchée d’obstacles !  Il a tout mené, avec ordre et méthode, dans le calme et la confiance.

Forts de son soutien et reconnaissants pour ses bienfaits, nous nous tournerons donc vers lui, pour le prendre comme protecteur de notre communauté. Nous nous consacrerons à lui, lors du dimanche de Gaudete 2021, dans quelques jours maintenant1. Accueillis en l’église Sainte-Madeleine, le dimanche de Gaudete 2009, nous la confierons à saint Joseph, pour qu’il habite ses murs, comme il a habité la maison de Nazareth. Mais, surtout, nous remettrons entre ses mains paternelles l’édifice invisible de notre communauté : que le grand saint Joseph veille sur elle, en ces heures incertaines ; qu’il la garde dans la paix et dans l’unité, à l’exemple de la sainte Famille ; qu’il lui accorde la force et la confiance qui ont toujours été siennes et qu’il lui donne de rayonner toujours de charité auprès de ceux qui entreront dans la Madeleine, comme auprès de ceux du dehors… Merci saint Joseph !

Abbé Jean-Baptiste Moreau

1: pour préparer la consécration à saint Joseph, retrouvez le texte de la prière dans le Mail hebdomadaire. Vous pouvez aussi prier le « Glorieux saint Joseph » en union avec les Abbés !